Cernes et poches sont presque toujours cités ensemble, alors qu’il s’agit de deux mécanismes distincts — et qu’un même regard peut associer les deux.
Le cerne pigmentaire est une hyperpigmentation de la paupière inférieure, fréquente sur les phototypes foncés et volontiers familiale. Le cerne vasculaire tire son aspect bleuté de la transparence de la peau sur le réseau veineux sous-jacent. Le cerne creux, enfin, n’est pas une question de couleur mais de relief : c’est l’ombre portée par une dépression de la vallée des larmes.
Les poches palpébrales correspondent à une protrusion de la graisse orbitaire à travers un septum distendu, parfois majorée par une rétention hydrique. Elles se distinguent d’un simple œdème matinal par leur permanence.
Un cerne pigmentaire, un cerne vasculaire et un cerne creux n’appellent pas la même réponse, et une technique adaptée à l’un peut accentuer l’aspect de l’autre. L’examen en consultation, à la lumière naturelle et sous différents angles, est l’étape qui évite cette erreur.